DAVID CAMPANA A BIEN DIT BONJOUR | Post-Pite

AU COMMENCEMENT 

Ce qui est cool d’entrée de jeu avec David Campana, c’est quand même que ce soit en français. Quoi qu’on soit à Montréal, donc bon le français va toujours flirter un tant soit peu avec l’anglais. En tout cas, je suis super enthousiaste, car je ne connaissais pas et aux premières notes de Bonjour Hi, ça fuse et fume dans ma tête, vraiment, quelque chose se passe. Pourtant, je ne suis pas admirateur de ce genre-là, mais !! En bon musicien et mélomane que je suis, ça fini toujours par me rejoindre, car je sais reconnaître le travail dans cet album puis j’ai quand même grandi en écoutant, Bell Biv DeVoe, Blackstreet, R Kelly, et j’en passe.

Comme d’habitude, je ne m’en tiens pas aux albums qui sortent même si c’est le but de la critique, j’aime fouiller. La Track qui ma plus directement c’est jour 7 – Confinement – Trapstyle #1 sorti il y a 1 mois. Résultat, je me suis fait les autres #Trapstyle du Soundcloud. J’apprécie beaucoup les artistes qui sortent des singles de manière spontanée comme ça. Souvent ça peut être une démarche de maison de disque, souvent non, bref peu importe. Même si ce que j’ai pu trouver sur Soundcloud était relativement sombre dans les beats et les mélodies et que tout vacillait vers une Soul mélancolique, sur Bonjour Hi ce n’est pas le cas. 

L’ALBUM

Niveau production on sent très bien la patte colorée du collectif Novengitum qui une fois de plus livre une production bonbon pour adulte. La musique de David Campana m’a fait penser à celle de Twelve’Len, artiste floridien proche de Denzel Curry. Niveaux textes on est dans le cas de figure d’un artiste qui met un pied dans la porte et va parler fort mais pas trop, assez pour qu’on fasse avec sa présence dans la pièce. La musique est un milieu assez ingrat donc faut y aller, pas le temps d’être timide. D’amourettes en déception, David nous livre le récit de la vie d’un citadin lambda ce qui peut parler à beaucoup de gens et c’est ce côté très simple de l’album que j’ai apprécié.

L’artiste n’essaie aucunement de se faire passer pour qui que ce soit, il nous livre le récit de la vie d’un individu qui est votre voisin dans l’autobus. Un album garni, 15 titres qui est quand même diversifié. On est dans un son très actuel et ça augure très bien pour le futur, la scène montréalaise est belle. (Coup de cœur Carapace), qui soit en dit passant m’a fait penser à la track Discorde de Django.

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Éditorialiste, musicien/mélomane. J’ai la plume passionnelle. Toujours le petit coup de crayon afin de souligner l'histoire et les tendances.

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