Lord Esperenza est de retour chez vous !

Prélude

Si j’avais trouvé son premier album Drapeau noir sorti en 2017 pas très emballant, dans le sens où je trouvais que ça manquait d’âme, il me fallait du temps pour comprendre le rappeur parisien. Pis vl’a qu’au milieu d’autres albums il revenait avec Polaroid, son deuxième opus, la même année.

Malgré la variété de ces compositions, j’avais encore du mal à écouter cet album, surtout les morceaux du genre l’ère du temps qui me faisait trop penser à Lomepal entre autres, pis quitte à écouter Lomepal ben autant écouter Lomepal. Malgré sa plume directe qui ne tourne pas autour du sujet mille ans, pour moi, Lord Esperenza fait le rappeur, à ce stade, ça manquait clairement de crédibilité et de franchise.

Embarquement

En ce qui concerne son projet suivant de je suis passé chez #LordEsperanzadanstaville, j’avais apprécié les prods sombres de 16h44, GG3 et toujours Majeur-Mineur mais le delivery rapologique dans l’exercice je ne m’y faisais pas encore, pis de toute façon, je n’avais pas forcément besoin de nouveaux rappeurs blancs à aimer, j’avais Rockin Squat pour le old school et Furax Barbarossa, Vald et Flynt pour les dernières années.

Dans Ta Ville Épisode II

Pour ce nouvel album, le rappeur revient avec le deuxième volume remodelé de Dans ta ville, comportant 12 featuring sur 18 morceaux. À une ère ou tout le monde certifie que le single est une meilleure carte à jouer que l’album, Lord Esperenza ne s’en préoccupe pas et va au bout de son idée avec cet opus idéal en période de déconfinement, qui pourra un tant soit peu nous faire voyager si on devait se reconfiner dans les temps à venir, qui sait ! le but de l’album est quand même un voyage dans plusieurs pays avec plusieurs artistes, le concept est beau car on connaît peu les rappeurs des autres pays.

Décollage

Le premier single Couronné est sorti fin juin avec un vidéo-clip super esthétique signé Arthur Chareire / Florent Rrossi / Hugo Paradelo et même si je ne suis toujours pas rentré dedans malgré plusieurs apéros déjà, l’esthétisme du vidéo-clip marque une belle entrée en matière pour le rappeur et son nouvel album concept. J’avoue que j’avais quand même cette envie de découvrir cet album fleuri de différentes collaborations, dont deux titres avec Fouki, pour une deuxième collaboration entre eux.

La première remonte à ya deux ans avec le titre Audigier. Par ailleurs, je suis loin d’être un fan de Fouki mais bon, ça peut toujours être drôle quoi. La chanteuse allemande Marie Bothmer avec qui il avait déjà collaboré est de nouveau de la partie sur cet album pour un titre tout en infra bass et aux teintes Reggaeton un tantinet accéléré dans le tempo. À peu près dans les mêmes teintes l’artiste new-yorkais Riz La Vie vient poser sa voix fragile sur le titre Poison Ivy qui pourrait potentiellement être un super coup de marketing sur les deux continents, un summer track réussie. Même recette pour le titre Ouhouhouh en featuring avec l’artiste italien Coco, gros hit d’été.

À mi-chemin

Arrivée à 9 titres sur 18 j’avoue que j’étais plus là et que mon esprit voyageait vers d’autres horizons et que j’avais complètement décroché de l’album mais je suis quand même allé au bout afin d’écouter le projet dans sa totalité. Le titre Sapiens me marque pas mal je dois avouer, comme quoi, toujours donner sa chance à un projet dans son ensemble.

Ce titre dû à son beat envoûtant et la patte du rappeur originaire de République tchèque, MoneyJak, vient me transporter dans un univers horror rap assez plaisant. Cette track me fait beaucoup penser à l’univers de Laylow, mais pourquoi Laylow n’est pas sur ce titre ? Plus l’album avance et plus j’y trouve des ingrédients que j’aime, Abandonner ft. Ouenza & Fares originaire du Maroc et de la Tunisie, viens me rejoindre et prétends au titre de Banger de l’album.

Atterissage

Dans l’ensemble, l’album a été bien pensé, niveau marketing et niveau éclectisme des chansons, c’est un fait, cependant la longueur amène son poids dans la balance. Niveaux plume, c’était peut-être mieux sur les premiers albums. Sur celui-là, il a joué une carte très en surface pour un album étant un bel objet marketing de visibilité, ni plus ni moins, puis c’est correct c’est aussi cela le rap, une de ses facettes du moins. Pour finir, moi qui avais peu d’intérêt pour Lord Esperenza, il a réussi à m’emmener sur quelques terrains sympathiques, tu as gagné la partie mec.

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Éditorialiste, musicien/mélomane. J’ai la plume passionnelle. Toujours le petit coup de crayon afin de souligner l'histoire et les tendances.

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