Paris ! Vie sombre…l’histoire d’un Chuck D au soleil !!

Originaire de San Francisco, PARIS est un rappeur californien au style archi singulier. Depuis le début des années 90, il pratique un rap ou les productions peuvent se rapprocher des productions GFUNK de Los Angeles, mais en même temps, il en était loin, surtout dans la plume. Universitaire à la conscience politique proche d’un Professor Griff et d’un Chuck D, Paris rencontre un succès très tôt tout en gardant son cap de rappeur dénonciateur, proche de l’idéologie des Black Panthers. Très vite également, il se fait virer du label Tommy Boy et devient indépendant en se radicalisant, album après albumMusicalement, ses productions sont proches du rap californien que l’on connaît, mais l’identité Bay Aera amène une teinte sombre à la plupart de ses chansons.
Si l’on s’attarde sur des artistes ; Celly Cell – Rappin 4 Tay, Dru Down, ou encore Jayo Felony qui lui pour le coup vient de San Diego, la Bay Aera et le sud de la Californie se démarquaient considérablement dans l’orchestration de leur rap californien. Pour quelqu’un d’étranger à cette culture, ceci serait probablement bonnet blanc et blanc bonnet et pourtant, loin de là.Pour ce qui est de sa plume, Paris en a une tout à fait singulière.Dans un climat politique changeant, le rappeur, dès ses premiers morceaux évitaient les sujets clichés comme ; la drogue, la violence entre Afro-Américains et la déshumanisation des femmes. Bien au contraire, il avait une plume beaucoup plus incisive que ces collègues rappeurs de la côte ouest, qui eux se laissaient allez allégrement au storytelling vantant ; le sexe à profusion, la drogue, et une certaine glorification de la délinquance.À l’époque le rap essayait de garder le cap et de rester un minimum conscient ou ne serait-ce que droit dans ses pompes, du moins jusqu’à l’arrivé du Gangsta rap de la côte ouest. À partir de ce moment-là les dealers ont été vantés.
Nous étions bien loin des discours de Boogie Down production de New York ou encore de Mobb Deep, ou les récits racontaient plus les conséquences désastreuses de ce mode de vie que des bienfaits d’être dans l’illégalité. Après tout, Tim Dog faisait également du Gangsta rap, Krs One faisait du Gangsta rap, rappelez-vous, Duck Down de Boogie Down production. Aujourd’hui avec la popularisation de la Trap music, le dealer est le troisième job préféré de certains jeunes dans les quartiers désœuvrés, après rappeur et footballeur, ce qui baisse considérablement le niveau de notre chère musique, mais rappelons-nous juste que des lyricistes comme Paris œuvrés déjà à l’époque pour changer la donne et ne pas tomber dans ce panier gangsta rap ou tout n’était que plume pauvre et mode de vie pathétique.

“Takes the piss out of every gangsta cliche you ever heard, slamming the enslavement of the artist by the record company, then castigating the rapper for enslaving his ‘bitch’ in the same way…Paris is reducing your stereotypes to sawdust. And you know what happens when you free your mind, don’t you?”
TIME

I’m sick of all the shit in ’94 so I’m cappin’
Fucking with them devils every time I start to rap
Listen to the man cause the man is coming right
P-Dog is in the house until them brothers see the light
But now understand I ain’t concern with the bullshit
Cause I know the truth, I see they mothafuckin’ hoof print

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Éditorialiste, musicien/mélomane. J’ai la plume passionnelle. Toujours le petit coup de crayon afin de souligner l'histoire et les tendances.

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